jeudi 4 avril 2019

FNCV37 : André, une vie au service de son pays


André Guenier est né le 19 mars 1925, dans un petit village de l’Indre. Il est le plus jeune d’une fratrie de cinq enfants, sa mère s’occupe de la maison et son père est employé aux chemins de fer.
Après son certificat d’études, André vient à Saint-Pierre-des-Corps pour passer un CAP d’ajusteur tourneur. « J’avais un ami qui était aviateur et j’étais fasciné, je rêvais de voler. » A cette époque, la France est coupée en deux. André décide de passer en zone libre et de s’engager dans l’armée d’armistice, le 30 juillet 1942. Il choisit l’armée de l’air et rejoint le centre d’instruction d’Issoudun.
Après la brutale invasion de la zone sud par les Allemands, en novembre 1942, l’armée d’armistice va essayer de résister et se replie vers le sud de la France. André sera arrêté avec son unité à Rivesaltes alors qu’il tente de partir pour l’Afrique du Nord. Il est fait prisonnier puis relâché rapidement. De retour à Tours, il entre à la SNCF.

En août 1944, les Allemands sont toujours présents mais l’armée française se reconstitue avec le support des Forces françaises libres. André se présente aux autorités car il est toujours sous contrat avec l’armée, qu’il va réintégrer, faisant un stage dans les radios- transmissions à Issoudun. Il prend le grade de caporal, puis de caporal-chef.

Après la guerre, en 1946, après un stage à Toulouse-Balma, il devient radio mécanicien, passe par la base 902 de Bordeaux avant une affectation pour deux ans à la base d’Avord, près de Bourges.
En 1948, c’est le départ pour l’Indochine, il stationnera au Laos. « On n’était pas toujours sur le front, mais c’était vraiment la guerre. » Il rentre en France en novembre 1951 avec le grade de sergent-chef. Il sera affecté successivement à Aix-en-Provence, Leucate, au pic de Nore, près de Mazamet.

En 1954, il épouse Ginette ; ils auront deux filles. En 1962, il devient adjudant et est affecté à Lodève. Il sera le patron d’une station où il aura plus de trente hommes sous ses ordres.
Il se fixe quelques années à Nice et passe son brevet supérieur à Chambéry, il prend le grade d’adjudant-chef. En 1968, il part, sans sa famille, pour 25 mois, à Tahiti, comme chef des transmissions au centre d’essais nucléaires. Sa carrière militaire s’arrête à la base d’Istres quand il atteint la limite d’âge, après trente ans de service.

André rentre à Tours en 1976 et il travaillera dans deux entreprises avant de prendre une retraite définitive en 1988.

Pour sa vie bien remplie au service de la Nation, André Guenier a été décoré de la médaille militaire. Il est toujours membre actif de la Fédération nationale des combattants volontaires.

Source : NR
https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/andre-une-vie-au-service-de-son-pays

mardi 26 mars 2019

COMMEMORATION : Tours : une place en l'honneur d'Arnaud Beltrame


La Ville de Tours et l'Etat, représenté par la préfète Corinne Orzechowski, ont rendu hommage dimanche à Arnaud Beltrame en inaugurant la place qui portera désormais son nom à Tours, entre la l'église de Christ-Roi et l'arrêt de tramway du même nom. 

"Arnaud Beltrame est un héros français. Il est désormais et pour toujours dans le coeur des Tourangeaux", a déclaré le maire de Tours Christophe Bouchet.



Les nombreux hommages rendus un peu partout en France au lieutenant-colonel de gendarmerie qui a donné sa vie en échange de celle d'un otage le 23 mars 2018 lors de l'attaque terroriste contre le Super U de Trèbes (Aude) "sont la preuve de notre attachement à nos valeurs", a ajouté l'élu.


Le choix de la Ville s'est porté sur cette place de Tours nord, sans nom depuis l'arrivée du tramway, pour son emplacement "symbolique", explique Brice Droineau, adjoint à l'espace public urbain, à l'origine de la proposition.
"C'est un geste qui nous oblige"

"Cette place est située au croisement de l'avenue de la République et de la rue Maximilien Kolbe, un moine franciscain polonais qui a donné son vie contre celle d'un autre prisonnier du camp d'Auschwitz, où il était retenu. Nous avons pensé que ce serait deux beaux symboles pour rendre hommage au geste d'Arnaud Beltrame."

Le colonel Gonzague Prouvost, commandant du groupement de gendarmerie d'Indre-et-Loire, a fait part de son "émotion et de (s)a fierté". "C'est un geste qui nous oblige", a déclaré le militaire, exprimant son "sentiment de reconnaissance".

Source : NR